
J’ai Vu L’ombre D’un Cocher Qui Avec L’ombre D’une Brosse Frottait L’ombre D’une Carrosse
Released September 1, 2024
Tracklist
- J’ai Vu L’ombre D’un Cocher Qui Avec L’ombre D’une Brosse Frottait L’ombre D’une Carrosse (21:16)
- My Tired Eyes (5:37)
- Like it’s Nothing (2:50)
- Perpetuating Disharmony (21:40)
- Mildew (6:32)
- Perpetuating Harmony (4:22)
- Sueños Febriles (8:43)
- J’ai Vu L’ombre D’un Cocher Qui Avec L’ombre D’une Brosse Frottait L’ombre D’une Carrosse (Reprise) [10:18]
J’ai Vu L’ombre D’un Cocher Qui Avec L’ombre D’une Brosse Frottait L’ombre D’une Carrosse
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The leaves trembled in the wind as I biked home on that cool July afternoon. A gray sky ushered in light rain whilst the river ran persistently to my left. I’d grown to know that path like the back of my hand, five miles beside the river from my childhood home to the heart of the city. The amount of memories that reside at that river are too great to count, It’s a heavy place to be without a way to numb the experience. So many days I found myself beside the river, drenched in sweat, reading a book, surrounded by the smell of tobacco. I am not the only one to find solace with this river, I feel connected to the ones who also rely on the river banks to sleep and stay cool, the ones who ask for a cigarette as you pass them by. I need not to know their name or their story, our slightest exchange of looks is all I need to know that misfortune has been cast upon them. However, I think there is nobility in the ones who still exist in their hardships, all I can hope is that their moral compass remains strong. “J’ai Vu L’ombre D’un Cocher Qui Avec L’ombre D’une Brosse Frottait L’ombre D’une Carrosse” is a saying I learned in Fyodor Dostoevsky’s novel “The Brothers Karamazov”. I think that saying summarizes my last summer in Boise well, I have eternal love for that river and the memories I’ve made there, but as time progresses I see myself returning there less and less. Je garde les souvenirs proches, Ils sont moi et je suis eux.
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The album cover is a photo I took while walking home along that path. I was passing through a park that as you can assume had been painted with childhood memories. I looked to my left to see a massive bushfire. The photo is the smoke rising into the air, burning the land I used to know so well.
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Les feuilles tremblaient dans le vent alors que je rentrais chez moi à vélo en cette fraîche après-midi de juillet. Un ciel gris annonçait une pluie fine tandis que la rivière coulait obstinément sur ma gauche. J’avais appris à connaître ce chemin comme le dos de ma main, cinq miles le long de la rivière depuis la maison de mon enfance jusqu’au cœur de la ville. La quantité de souvenirs qui résident près de cette rivière est trop importante pour être comptée, c’est un endroit lourd à vivre sans moyen d’engourdir l’expérience. Il y a tant de jours que je me suis retrouvée au bord de la rivière, trempée de sueur, lisant un livre, entourée de l’odeur du tabac. Je ne suis pas la seule à trouver du réconfort auprès de cette rivière, je me sens liée à ceux qui comptent également sur les berges pour dormir et rester au frais, ceux qui demandent une cigarette lorsque vous passez à côté d’eux. Je n’ai pas besoin de connaître leur nom ou leur histoire, le moindre échange de regards me suffit pour savoir que le malheur s’est abattu sur eux. Cependant, je pense qu’il y a de la noblesse chez ceux qui existent encore malgré les difficultés, tout ce que je peux espérer, c’est que leur morale reste forte. « J’ai vu l’ombre d’un cocher qui avec l’ombre d’une brosse frottait l’ombre d’une carrosse » est un dicton que j’ai appris dans le roman de Fiodor Dostoïevski “Les frères Karamazov”. Je pense que ce dicton résume bien mon dernier été à Boise, j’ai un amour éternel pour cette rivière et les souvenirs que je m’y suis faits, mais au fil du temps je me vois de moins en moins y retourner. Je garde les souvenirs proches, Ils sont moi et je suis eux.
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Recorded in the summer of 2024, “J’ai Vu L’ombre D’un Cocher Qui Avec L’ombre D’une Brosse Frottait L’ombre D’une Carrosse” is a deep dive into piano minimalism, musique concrète, tape loops, and drone music. Every track was performed and recorded live by Owen. Enjoy & thank you for listening.
